Pourquoi les supports de stockage ne font (presque) jamais la taille annoncée ?

Comme tout le monde, vous vous êtes certainement posé la question de savoir pourquoi un élément de stockage (disque dur, clé USB, carte mémoire, etc.) ne fait jamais la taille annoncée ?

Vous achetez une clé USB de 4 Go, mais elle ne fait que 3,72 Go une fois connectée (et formattée) à votre PC…où est ce trou noir qui engloutit l’espace de stockage ? :)

Baie de disques IBM : DS3400

Illustration avec l’exemple ci-dessous : un vieux disque externe, vendu comme disque de 160 Go, n’annonce que 149 Go une fois formatté (sur Windows 7)…mais où ont disparu les 11 Go manquants ?

Différence entre le nombre de bits et le nombre de gigaoctets disponibles sur un disque durCette différence vient de la différence qui existe entre les préfixes binaires et les préfixes décimaux : mais bordel, kézako ?

Les capacités de mémoires d’ordinateurs sont calculées au moyen de puissances de 2 (du binaire). Par exemple : 1024 = 210. Cependant, les professionnels du secteur informatique (ces boulets dont je fais parti) ont jugé plus simple d’utiliser les préfixes SI en changeant légèrement leurs valeurs (par exemple, kilo = 1024 au lieu de 1000) : l’habitude est ensuite restée.

C’est la raison pour laquelle le besoin s’est fait sentir de créer les préfixes binaires. Bien qu’ils existent depuis 1998, les deux systèmes cohabitent actuellement, ce qui permet d’entretenir la confusion pour le grand public.
D’autant que les fabricants de stockage ont bien compris l’intérêt d’utiliser les préfixes SI (décimaux) : ils suivent ainsi la norme de 1998, mais leurs acheteurs qui ne la suivent pas croient acheter des disques de plus grandes capacités que ce qui est indiqué.

Dans le système numérique « normal », on utilise les préfixes (kilo, mega, giga, etc.) pour faciliter l’utilisation des multiples de 10 : ainsi, 100 000 000 (cent millions) peut être transposé à 100 mega.

Les préfixes binaires sont obtenus en prenant la première syllabe de chaque préfixe, et en suffixant « bi » (pour binaire). Cela donne :

  • kibi : symbole Ki (ordre de grandeur 103, valeur exacte 210) appelé par abus « kilo (k) »,
  • mébi : symbole Mi (ordre de grandeur 106, valeur exacte 220) appelé par abus « méga (M) »,
  • gibi : symbole Gi (ordre de grandeur 109, valeur exacte 230) appelé par abus « giga (G) »,
  • tébi : symbole Ti (ordre de grandeur 1012, valeur exacte 240) appelé par abus « téra (T) »,
  • etc.

Donc, on ne dit pas gigaoctet, mais gibioctet. :)

Voici un tableau récapitulatif des différences : en rouge, vous retrouvez le pourcentage de différence entre la représentation métrique et la représentation binaire. Pour 1 To, cette différence atteint 9%, soit tout de même 90 Go.

Tableaux des préfixes binaires et décimaux

Tableaux des préfixes binaires et décimaux

Démonstration : un fabricant va utiliser le système (préfixes décimaux) qui l’avantage le mieux, puisque le nombre obtenu sera le plus grand.

Cela représentera pour un disque de 160 Go :

  • en préfixes décimaux (utilisé par les fabricants) : 160 x 109,
  • en préfixes binaires : 149 x 230,

soit, une différence de 11 Go.

Attention : ceci n’est pas commun à tous les systèmes d’exploitation. Par exemple, Ubuntu utilise le système « officiel » (binaire, en puissance de 2), alors que Windows utilise (encore) le système décimal. Tout dépend donc de l’application et/ou du système d’exploitation.

Et pour le fun, quelques faits à propos du stockage :

  • A terabyte is equal to the number of human heartbeats on the Earth every 2.4 minutes. In seconds, a terabyte is equal to 32,000 years. A terabyte of paper stacked would be 66,000 miles high. If a terabyte of pencils were placed side by side, they would stretch 4.5 million miles. One terabyte is equal to 16 days of continuously running DVD movies or 8,000 times more data than the human brain retains in a lifetime.
  • To store a gigabyte’s worth of data just 20 years ago required a refrigerator-sized machine weighing 500 pounds. Today, that same gigabyte’s worth of data resides comfortably on a disk smaller than a coin.
  • IBM is helping the European Organization for Nuclear Research to create a data file system to handle up to a petabyte (a million gigabytes) of data, which is the equivalent to the information stored in 20 million four-drawer filing cabinets or 500 million floppy disks or 1.5 million CD-ROMs.

Sources :

En vrac #60

Revue de presse hebdomadaire par Romain DECKERAu départ prévue pour stocker des liens que je jugeais intéressants, la revue de presse hebdomadaire me permet de partager mes découvertes avec vous. Pour cette 60ème édition : résolution d’écran, des belles photos, le résultat de l’enquête sur les blogueurs francophones, et une comparaison entre le cerveau humain et la puissance informatique totale dans le monde.

Comment reconnaître le bruit d’un disque dur cassé ?

Il y a quelques années, il m’est arrivé de perdre un disque de 120 Go contenant essentiellement des photos . Avant de définitivement rendre l’âme, il faisait un bruit bizarre et je n’avais pas réalisé que c’était important.

DataCent, un laboratoire de récupération de données a publié une liste des sons que peuvent faire les disques durs quand ils ont un problème mécanique.

Une trentaine de sons sont disponibles pour les disques des marques suivantes : Western Digital, Seagate, Maxtor, Samsung, Hitachi/IBM, Toshiba, Fujitsu, et Quantum.

Baie de disques IBM : DS3400

Si votre disque dur fait des bruits bizarres et que vous pouvez toujours accéder à vos données, la première chose à faire est de sauvegarder immédiatement tout ce que vous pouvez.

Pour écouter les bruits, c’est par ici que ça se passe : Failing hard drive sounds.

A propos : un inconvénient des disques SSD est qu’il n’ont pas de mouvement mécanique, et donc ne font pas ce type de bruits.

 

Comment avoir plus d’espace gratuitement sur Dropbox

Je parlais de Dropbox, service de stockage en ligne très pratique et ultra simple d’utilisation lors d’un précédent article.

En dehors des 2 Go gratuits, il est possible d’avoir 640 gigaoctets mégaoctets supplémentaires via cette page : https://www.dropbox.com/free (uniquement accessible si vous êtes connecté).

Dropbox : obtenez de l'espace supplémentaire gratuitement

Quelques actions simples vous permettront d’avoir à chaque fois 128 mégaoctets supplémentaires :

  • suivre @dropbox sur Twitter,
  • connecter son compte Facebook,
  • etc.

Pour vous inscrire et profiter d’un compte de sauvegarde et de synchronisation de 2 Go gratuit, rien de plus facile : vous pouvez vous rendre sur la page d’inscription de Dropbox.

Dropbox, pour sauvegarder vos fichiers en ligne, dans le « cloud »

En dehors des sauvegardes que je réalise sur mon NAS, je voulais externaliser une partie de celles-ci : en effet, que faire si un cambrioleur vole votre PC et vos disques de sauvegardes qui sont dans le même appartement ?

C’est pourquoi j’avais commencé à tester une série d’outils de sauvegarde en ligne, dont Dropbox que j’ai fini par définitivement adopter.

Dropbox est un outil de sauvegarde, mais également de synchronisation multipostes. Son fonctionnement est simple…tellement simple qu’une fois installé, il est facile d’oublier son existence ! Il s’agit de désigner un répertoire (appelé « Dropbox Folder »), qui sera la racine de tous les fichiers et répertoires à synchroniser : tout ce qui est contenu dans ce répertoire (fichiers et sous-répertoires) sera automatiquement sauvegardé sur les serveurs de Dropbox.

De même, si vous avez plusieurs postes, vous pouvez installer Dropbox sur chaque poste : les données de votre compte Dropbox seront ainsi synchronisées entre vos postes.

En dehors de ce répertoire, un menu fait son apparition dans la barre des tâches, à coté de l’heure : il permet de mettre la synchronisation en pause, d’accéder aux préférences, ou encore d’ouvrir le répertoire « Dropbox Folder ».

Dropbox : menu

On peut se servir de Dropbox pour plusieurs raisons :

  • synchronisation de fichiers entre postes différents, avec possibilité de travailler hors ligne,
  • sauvegarde en ligne,
  • partage de fichiers,
  • etc.

Dans le répertoire synchronisé, des icônes d’état apparaissent à coté des fichiers et répertoires : elles permettent de savoir à tout moment si un fichier est synchronisé, en cours de synchronisation, ou en attente.

Dropbox : liste des fichiers synchronisés

Par ailleurs, une nouvelle entrée dans le menu contextuel (clic droit) apparaît sur les fichiers qui sont synchronisés : elle permet notamment de retrouver les anciennes versions de chaque fichier.

Dropbox : accès aux versions précédentes d'un fichier

Il est possible d’accéder à vos fichiers en ligne, sur le site de Dropbox, où il est également possible de restaurer des fichiers qui ont été effacés. Ceux-ci sont conservés 30 jours dans la version gratuite, et indéfiniment pour les abonnés au service.

Dropbox : accès aux fichiers en ligne

Un historique des modifications est également disponible : c’est bien pratique quand plusieurs personnes travaille avec le même compte.

Dropbox : historique des changements

Il est possible depuis la version 1.0 de partager des dossiers avec d’autres utilisateurs de Dropbox : il suffit d’indiquer le mail de leur compte.

Enfin, en ce qui concerne le prix : une version gratuite mais limitée à 2 Go est disponible, sinon il faut s’abonner au service. Cela vous en coutera :

  • pour un espace de stockage de 50 Go : 9,99$ par mois, ou 99$ par année,
  • pour un espace de stockage de 100 Go : 19,99$ par mois, ou 199$ par année.

Dropbox : liste des prix

Dropbox est disponible pour Windows, Mac OS, Linux, et même pour les mobiles (iPhone/iPad, Android, Blackberry). Si vous désirez en savoir plus, vous pouvez consulter la liste complète des fonctionnalités.

Après avoir testé beaucoup d’autres solutions, je suis rester convaincu par Dropbox : il me permet de sauvegarder mes documents importants, mais également de les synchroniser sur mes 3 postes.

Utiliser un disque SSD comme disque système

Nouvelle année, nouveau système : j’ai troqué un disque SATA contre un disque SSD. Il s’agit d’un OCZ Vertex 2 d’une capacité de 120 Go, où j’ai pu ()installé Windows 7 sur mon PC fixe.

Les disques SSD ont fait leur apparition il y a peu de temps mais se démocratisent de plus en plus, que ce soit pour les particuliers ou sur du stockage d’entreprise. Malgré les prix encore un peu dissuasifs, leur principal avantage est qu’ils offrent de bien meilleures performances, et ce à tout point de vue :

  • temps d’accès réduits : ~0,1 ms (millisecondes) contre plus de 10 ms pour un disque SATA,
  • bande passante : entre 200 et 250 Mo/s,
  • IOPS (I/O par seconde, cad le nombre d’opération par seconde possible) : plusieurs milliers, voire dizaine de milliers d’IOPS par disque !

Lors de leur apparition en 2007/2008, la technologie étant encore un peu balbutiante, et les disques n’arrivaient pas du tout à ce niveau de performance.

SSD signifie Solid State Drive, c’est-à-dire « disque à état solide » : ce nom provient du fait qu’ils sont constitués de mémoires à semi-conducteurs à l’état solide. En comparaison à un disque habituel :

  • le système de plateaux rotatifs et de son/ses bras de lecture ont disparu, au profit des puces mémoires : l’usure mécanique disparaît,
  • les disques SSD sont plus résistants aux chocs (toujours pour la même raison),
  • ils sont très silencieux (plus de pièces en mouvements) et dégagent très peu de chaleur.
Disque SSD OCZ Vertex 2 SATA II 3,5"

Disque SSD OCZ Vertex 2 SATA II 3,5"

Cependant, il n’y a pas que des avantages : en effet, les performances d’un SSD se dégradent fortement avec le temps. La commande TRIM est censé régler ce problème, mais ce n’est pas toujours le cas.

Par ailleurs, en comparaison à des disques « normaux » où les données sont inscrites électro-magnétiquement, les disques SSD peuvent perdre des données s’ils ne sont pas mis sous tension pendant quelques mois d’affilé (les premiers tests parlent de 3 mois).

Enfin, pourquoi continue-t-on à les appeler « disques« , alors qu’il n’y a plus aucun matériel rotatif à l’intérieur de ceux-ci ? :)