Accédez à l’interface de votre stockage Synology avec votre mobile

Synology est un constructeur, spécialisé dans les NAS (Network Attached Storage), systèmes de stockage en réseau pour particuliers et petites entreprises. J’avais fait un article au sujet de mon Synology DS410j.

Un des gros avantages de ces NAS est qu’ils arrivent avec une interface d’administration très bien faite, nommée DSM (pour DiskStation Manager) : celle-ci est disponible via une interface web.

Lorsque l’on accède à cette interface web via un mobile (iPhone, iPad, Android), une interface simplifiée est utilisée : il s’agit de DSM mobile.

Synology DSM Mobile : accueil

Synology DSM Mobile : accueil

Ci-dessus, le menu d’accueil qui permet de naviguer dans les différentes options. Ci-dessous, la partie Services qui permet de démarrer ou d’arrêter les services réseaux (CIFS, NFS, serveur iTunes, etc.).

Synology DSM Mobile : services

Synology DSM Mobile : services

Dans le menu System Info, on retrouve divers informations, dont l’état actuel du stockage.

Synology DSM Mobile : statut du stockage

Synology DSM Mobile : statut du stockage

Enfin, bien pratique, le Resource Monitor qui vous permet de surveiller l’utilisation du CPU et de la mémoire.

Synology DSM Mobile : utilisation et statistiques

Synology DSM Mobile : utilisation et statistiques

Cette interface a un look plutôt sympa et a le mérite d’exister : cependant, les possibilités sont relativement restreintes au niveau de la configuration.

Connexion à distance RDP et VNC depuis Ubuntu avec Remmina

Sur les distributions Linux, on a souvent tendance à utiliser ce bon vieux logiciel TSclient. Pourtant, un concurrent existe, qui vous facilitera grandement la vie si vous avez l’habitude de vous connecter à de nombreux serveurs : il s’agit de Remmina Desktop Client.

Les protocoles supportés sont les suivants : RDP (Remote Desktop Protocol), VNC, SFTP, et SSH.

Remmina Desktop Client

Remmina Desktop Client

La configuration est très complète et prend en compte tous les paramètres de chaque protocole (résolution, redirections d’imprimantes, startup programs, etc.) : ci-dessous un exemple pour le RDP.

Remmina Desktop Client : configuration RDP

Remmina Desktop Client : configuration RDP

Pour l’installer sur une distribution Ubuntu, vous pouvez soit cliquer sur ce lien, ou alors taper la commande suivante dans un terminal :

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sudo apt-get install remmina

L’intégration à Gnome est également de la partie, puisqu’un plugin permet d’avoir un menu en barre des tâches (voir capture ci-dessous) : ce menu permet d’ouvrir n’importe quelle connexion sauvegardée.

Intégration de Remmina dans Gnome

Intégration de Remmina dans Gnome

Après quelques semaines d’utilisation, je ne peux plus m’en passer et je n’ai pas (encore) trouvé de concurrent sérieux.

Stockage en ligne avec iKeepinCloud

Annoncée déjà depuis quelques mois, iKeepinCloud est une solution de stockage proposée par iKoula : cette solution permet de sauvegarder vos fichiers dans un espace sécurisé en ligne. Pour gérer vos fichiers, plusieurs protocoles standards sont mis à disposition pour faciliter l’envoi et la récupération de ces fichiers. Par ailleurs, une interface graphique HTTP(S) permet également la gestion de vos fichiers.

Stockage en ligne iKeepinCloud

Interface web de votre stockage sur iKeepinCloud

Cette interface web est assez aboutie, elle offre de nombreuses fonctionnalités pour l’utilisateur :

  • téléchargements multiples,
  • générateur de fichiers ZIP,
  • répertoire public,
  • fonctions de copier/coller,
  • etc.

Pour chaque compte, un répertoire public est accessible via une URL de type http://public.votreID.ikeepincloud.com.

Par exemple, mon répertoire public est disponible sur http://public.38694.ikeepincloud.com (j’y ai mis quelques docs vSphere5 pour ceux que ça intéresse).

Répertoire public de votre stockage en ligne iKeepinCloud

Répertoire public de votre stockage iKeepinCloud

En dehors de l’interface web, cinq protocoles différents sont disponibles pour accéder à vos fichiers :

  • HTTP(S) / Webdav : a pour avantage d’être souvent accessible, même derrière un firewall,
  • FTP : je déconseille toujours autant l’utilisation du FTP simple (voir pour quelle raison ici),
  • FTPS : FTP over SSL, sécurisé par une clé de chiffrement,
  • SFTP : FTP over SSH.

Il est possible d’accéder aux fichiers depuis tous les supports supportant ces protocoles : smartphone, ordinateurs, serveurs web, etc.

Par exemple : ci-dessous, j’accède à mon compte via SFTP dans Nautilus.

Accédez à votre stockage en ligne iKeepinCloud en SFTP avec Nautilus

Accédez à votre stockage iKeepinCloud en SFTP

Selon iKoula qui édite cette solution, il y a plusieurs avantages à utiliser leur solution :

  • duplication des données 3 fois sur 3 serveurs différents,
  • open source : l’infrastructure d’iKeepinCloud repose sur des briques de logiciels libres,
  • plate-forme multi protocoles,
  • plate-forme évolutive.

Moi j’y touve un autre point, beaucoup plus positif : les fichiers sont stockés dans un datacenter français (localisé à Reims), appartenant à iKoula. En comparaison des autres offres du marché qui stockent presque toujours vos fichiers en dehors du sol français, c’est un grand pas, qui devrait décider beaucoup d’entreprise.

Au niveau des offres, iKeepinCloud propose une offre gratuite (limitée à 2Go de stockage), ainsi que 4 offres payantes, allant de 10 Go à 100 Go de stockage (voir capture ci-dessous).

Prix pour le stockage en ligne iKeepinCloud

Prix pour le stockage en ligne iKeepinCloud

Note : iKoula offre 5 Go gratuits pendant 3 mois sur cette page.

Au final, et après quelques jours d’utilisation, l’utilisation d’iKeepinCloud est différente de celle de Dropbox. Dropbox est plus axé sur la synchronisation de fichiers via une intégration à l’explorateur Windows alors qu’iKeepinCloud cible d’autres utilisations : le stockage et le partage, pour des utilisateurs finaux, ou des développeurs.

Un extranet est  disponible pour vous permettre de gérer votre consommation d’espace disque.

Extranet iKeepinCloud

Extranet iKeepinCloud

Pour ceux qui cherchent plus d’informations :

  • le forum d’iKoula avec de nombreuses FAQ et tutoriels,
  • le site d’iKoula avec les offres iKeepinCloud.
  • un compte Twitter (@iKoula) pour se tenir au courant des nouveautés.

Authentification SSH par clés à partir de Linux

Pour s’authentifier sur un serveur, on utilise essentiellement des couples d’identifiants / mots de passe. Il faut savoir qu’il existe des méthodes d’authentification fortes qui permettent de mieux sécuriser vos accès, notamment l’authentification par clé publique. On génère une paire de clés, composée :

  • d’une clé publique (que tout le monde peut connaître),
  • d’une clé privée (que vous devez conserver secrète, propre à vous) : cette dernière vous permettra de créer des signatures, qui pourront être vérifiées grâce à la clé publique.

J’ai déjà traité de la création d’une paire de clé SSH sur Windows, voyons maintenant comment faire sur un OS Linux.

Cryptographie

(Lire la suite…)

Comment tester et mesurer sa bande passante ?

Vous souhaitez tester votre connexion Internet, et/ou mesurer sa vitesse, mais vous êtes un peu perdu ?

J’ai du faire quelques mesures de rapidité récemment, j’en profite pour faire un article. Voici quelques sites et techniques qui vous permettront de mesurer votre bande passante vers Internet.

Petit rappel (volontairement simplifié) :

  • débit descendant ou download speed : vitesse de communication depuis un poste (en général un serveur) vers votre poste, peut être associé à la réception de fichiers,
  • débit montant ou upload speed : vitesse de communication depuis votre poste vers un autre poste (en général un serveur), représente l’envoi de fichiers,
  • ping : temps mis pour recevoir une réponse (donc un aller-retour) vers un autre poste/serveur, se mesure en millisecondes (plus ce délai est bas, plus la connexion est rapide).

On comprend ainsi que la vitesse de connexion n’est pas représentée par un seul paramètre, mais par un ensemble : cependant, on parle souvent uniquement du download (ou débit descendant) par analogie/facilité.

Speedtest.net

Assez complet, et disponible sur speedtest.net, ce test permet de tester des connexions assez importantes (ici 100 Mb/s symétriques).

Tester sa bande passante sur Speedtest.net

Tester sa bande passante sur Speedtest.net

Point négatif : les pubs et autres encarts sur la page de test.

OVH

OVH propose son propre système de test disponible sur proof.ovh.net : très soigné, le test peine un peu en débit montant (upload) sur des connexions rapides.

Tester sa bande passante chez OVH

Tester sa bande passante chez OVH

Note : vous pouvez également aller sur la page Static Download Test pour faire un test simple de téléchargement. Des fichiers allant de 1 Mo à 10 Go sont disponibles.

OVH : test de téléchargement d'un fichier statique

OVH : test de téléchargement d'un fichier statique

FTP Free

Enfin, un dernier test, dans la même lignée que le transfert de fichier statique chez OVH : vous pouvez tester votre débit descendant (download) depuis les serveurs FTP de Free (ftp.free.fr), en téléchargeant l’iso DVD de CentOS 6 (au hasard).

Tester sa bande passante via une connexion FTP

Tester sa bande passante via une connexion FTP

Et voilà ! Quelqu’un aurait un autre test à ajouter ?

Stockage : les NAS Synology, un bon compromis

J’ai utilisé pendant deux ans un DLink DNS-323 comme système de stockage principal, puis j’ai voulu passer à quelque chose de plus « consistant ». :)

Après quelques recherches, je me suis tourné vers la marque Synology qui me semblait la plus prometteuse, offrant le meilleur ratio qualité/prix, et avec le plus de fonctionnalités. Et comme je voulais un NAS avec 4 disques, je me suis tourné vers le modèle DS410j (depuis, la version DS411 est sortie).

Synology DS410j

NAS Synology DS410j

Avec un très bon rapport qualité prix, le DS410j propose une liste impressionnante de fonctionnalités :

  • Download Station (torrent, FTP, HTTP, etc.),
  • Serveur DLNA,
  • Serveur iTunes,
  • Audio/Photo Station,
  • Serveur Web interne,
  • Serveur de surveillance,
  • Serveur de sauvegarde (y compris TimeMachine),
  • etc.

Ces fonctionnalités sont pour la plupart toujours d’actualité : en effet, 95% des fonctionnalités des systèmes de stockage Synology sont communes à tous les modèles et incorporées dans le DSM (DiskStation Manager, l’interface d’administration).

Les modèles un peu plus haut de gamme (prévus pour les petites entreprises) ont quelques petits plus (en dehors de leur plus grande capacité), mais rien d’exceptionnel (Wake On Lan, possibilité d’extensions, etc.).

Synology DS410j

NAS Synology DS410j

A l’intérieur, rien d’exotique : il s’agit d’un système d’exploitation basé sur Linux, offrant un accès SSH pour les plus bricoleurs.

NAS Synology DS410j

NAS Synology DS410j

Très bon point pour Synology : les NAS arrivent avec une interface d’administration très bien faite (du moins depuis la versions 3.2). Nommée DSM (pour DiskStation Manager), celle-ci est disponible via une interface web.

Synology DSM : connexion

Synology DSM : connexion

L’ergonomie de cette interface d’administration est pensée pour ressembler à un mini système d’exploitation (voir capture ci-dessous).

Synology DSM : interface d'administration

Synology DSM : interface d'administration

Vous pouvez tester le DSM (l’interface d’administration des baies Synology) sur cette démo en ligne.

Avantages :

  • silencieux : pour avoir connu d’autres NAS avant celui-ci, je trouve celui-ci particulièrement silencieux,
  • ne chauffe pas beaucoup,
  • constamment mis à jour au niveau des fonctionnalités,
  • simple d’utilisation et malgré tout complet.

Au niveau des reproches, je dirais simplement (et comme toujours) qu’un boitier d’alimentation externe, c’est pas terrible (surtout que celui-ci est immense).

Pour choisir le modèle vous convenant le mieux, vous pouvez :

Enfin, mon dernier conseil : pour choisir les disques durs, veuillez vous référer à la liste de compatibilité. En effet, certains disques sont à déconseiller totalement pour une utilisation dans un NAS (par exemple, les Caviar Green de Western Digital).