Accédez à l’interface de votre stockage Synology avec votre mobile

Synology est un constructeur, spécialisé dans les NAS (Network Attached Storage), systèmes de stockage en réseau pour particuliers et petites entreprises. J’avais fait un article au sujet de mon Synology DS410j.

Un des gros avantages de ces NAS est qu’ils arrivent avec une interface d’administration très bien faite, nommée DSM (pour DiskStation Manager) : celle-ci est disponible via une interface web.

Lorsque l’on accède à cette interface web via un mobile (iPhone, iPad, Android), une interface simplifiée est utilisée : il s’agit de DSM mobile.

Synology DSM Mobile : accueil

Synology DSM Mobile : accueil

Ci-dessus, le menu d’accueil qui permet de naviguer dans les différentes options. Ci-dessous, la partie Services qui permet de démarrer ou d’arrêter les services réseaux (CIFS, NFS, serveur iTunes, etc.).

Synology DSM Mobile : services

Synology DSM Mobile : services

Dans le menu System Info, on retrouve divers informations, dont l’état actuel du stockage.

Synology DSM Mobile : statut du stockage

Synology DSM Mobile : statut du stockage

Enfin, bien pratique, le Resource Monitor qui vous permet de surveiller l’utilisation du CPU et de la mémoire.

Synology DSM Mobile : utilisation et statistiques

Synology DSM Mobile : utilisation et statistiques

Cette interface a un look plutôt sympa et a le mérite d’exister : cependant, les possibilités sont relativement restreintes au niveau de la configuration.

25 Go de stockage gratuit en ligne avec HubiC d’OVH

OVH ajoute encore une corde à son arc avec une solution de stockage en ligne estampillée « cloud » : il s’agit de hubiC dont tout le monde parle depuis une semaine. Celle-ci vous met à disposition d’un espace sécurisé en ligne qui vous permet de stocker et de sauvegarder vos fichiers.

hubiC signifie « your Hub in the Cloud » : OVH se démarque de ses concurrents en proposant une version gratuite de son service, permettant de sauvegarder 25 Go (on est loin des 2 Go gratuits de Dropbox).

Sauvegarde hubiC par OVH

Sauvegarde hubiC par OVH

En ce qui concerne les offres, hubiC est décliné en 3 versions :

  • une version gratuite, limitée à 25 Go,
  • une version à 11,95 € / année, pour un espace de 100 Go (sera disponible courant janvier 2012),
  • une version à 83,71 € / année, pour un stockage illimité (sera disponible courant janvier 2012).

Pour le moment, hubiC est accessible depuis Windows, mais également depuis les iPhone ainsi que depuis les plates-formes Android : sont prévues à moyen terme des clients pour y accéder depuis Mac OS X et depuis Linux. On regrettera cependant le manque d’une interface web en ligne (pour pouvoir récupérer un fichier).

Note : les personnes ayant déjà un compte CloudNas ont une interface web déjà disponible pour accéder à leur données sur hubiC.

Le client Windows est relativement basique (pour le moment ?). Vous pouvez uniquement vous connecter et consulter votre consommation et l’état du service (voir capture ci-dessous).

Fenêtre principale d'hubiC, la sauvegarde par OVH

Fenêtre principale

Une fois connecté, un lecteur réseau est créé, vous permettant d’accéder à vos données : l’accès se fait via le protocole Webdav sur HTTPS.

Sauvegarder en ligne avec hubiC d'OVH

Sauvegarder en ligne avec hubiC d'OVH

Contrairement à Dropbox, vous voyez ce que vous avez réellement en ligne : avec ma ligne ADSL (4 Mb/s) c’est assez « lent », même pour une simple navigation dans les répertoires . J’aurais préféré une meilleure intégration à l’explorateur (en travaillant sur des fichiers locaux), avec une réplication vers le cloud se faisant au fur et à mesure.

Sur le site d’hubiC, on apprend que les données de nos comptes sont synchronisées sur 3 systèmes différents de façon synchrone, et que les données sont sauvegardées dans un autre datacenter. Enfin chaque compte utilise son propre certificat SSL pour l’accès aux données, et les techniciens d’OVH n’ont pas accès à vos données.

De même que pour iKeepinCloud, le service de stockage en ligne d’iKoula, hubiC a comme gros avantage de stocker vos données en France, argument important pour les entreprises.

Le service est jeune, gageons qu’OVH saura prendre des initiatives intéressantes et innovantes sur ce projet que je surveillerai avec attention (je cherche toujours une alternative à Dropbox).

Concernant la roadmap, OVH a déjà communiqué en indiquant ces évolutions qui sortiront prochainement :

  • partage,
  • comptes multi-utilisateurs,
  • synchronisation programmée,
  • interface web.

Stockage en ligne avec iKeepinCloud

Annoncée déjà depuis quelques mois, iKeepinCloud est une solution de stockage proposée par iKoula : cette solution permet de sauvegarder vos fichiers dans un espace sécurisé en ligne. Pour gérer vos fichiers, plusieurs protocoles standards sont mis à disposition pour faciliter l’envoi et la récupération de ces fichiers. Par ailleurs, une interface graphique HTTP(S) permet également la gestion de vos fichiers.

Stockage en ligne iKeepinCloud

Interface web de votre stockage sur iKeepinCloud

Cette interface web est assez aboutie, elle offre de nombreuses fonctionnalités pour l’utilisateur :

  • téléchargements multiples,
  • générateur de fichiers ZIP,
  • répertoire public,
  • fonctions de copier/coller,
  • etc.

Pour chaque compte, un répertoire public est accessible via une URL de type http://public.votreID.ikeepincloud.com.

Par exemple, mon répertoire public est disponible sur http://public.38694.ikeepincloud.com (j’y ai mis quelques docs vSphere5 pour ceux que ça intéresse).

Répertoire public de votre stockage en ligne iKeepinCloud

Répertoire public de votre stockage iKeepinCloud

En dehors de l’interface web, cinq protocoles différents sont disponibles pour accéder à vos fichiers :

  • HTTP(S) / Webdav : a pour avantage d’être souvent accessible, même derrière un firewall,
  • FTP : je déconseille toujours autant l’utilisation du FTP simple (voir pour quelle raison ici),
  • FTPS : FTP over SSL, sécurisé par une clé de chiffrement,
  • SFTP : FTP over SSH.

Il est possible d’accéder aux fichiers depuis tous les supports supportant ces protocoles : smartphone, ordinateurs, serveurs web, etc.

Par exemple : ci-dessous, j’accède à mon compte via SFTP dans Nautilus.

Accédez à votre stockage en ligne iKeepinCloud en SFTP avec Nautilus

Accédez à votre stockage iKeepinCloud en SFTP

Selon iKoula qui édite cette solution, il y a plusieurs avantages à utiliser leur solution :

  • duplication des données 3 fois sur 3 serveurs différents,
  • open source : l’infrastructure d’iKeepinCloud repose sur des briques de logiciels libres,
  • plate-forme multi protocoles,
  • plate-forme évolutive.

Moi j’y touve un autre point, beaucoup plus positif : les fichiers sont stockés dans un datacenter français (localisé à Reims), appartenant à iKoula. En comparaison des autres offres du marché qui stockent presque toujours vos fichiers en dehors du sol français, c’est un grand pas, qui devrait décider beaucoup d’entreprise.

Au niveau des offres, iKeepinCloud propose une offre gratuite (limitée à 2Go de stockage), ainsi que 4 offres payantes, allant de 10 Go à 100 Go de stockage (voir capture ci-dessous).

Prix pour le stockage en ligne iKeepinCloud

Prix pour le stockage en ligne iKeepinCloud

Note : iKoula offre 5 Go gratuits pendant 3 mois sur cette page.

Au final, et après quelques jours d’utilisation, l’utilisation d’iKeepinCloud est différente de celle de Dropbox. Dropbox est plus axé sur la synchronisation de fichiers via une intégration à l’explorateur Windows alors qu’iKeepinCloud cible d’autres utilisations : le stockage et le partage, pour des utilisateurs finaux, ou des développeurs.

Un extranet est  disponible pour vous permettre de gérer votre consommation d’espace disque.

Extranet iKeepinCloud

Extranet iKeepinCloud

Pour ceux qui cherchent plus d’informations :

  • le forum d’iKoula avec de nombreuses FAQ et tutoriels,
  • le site d’iKoula avec les offres iKeepinCloud.
  • un compte Twitter (@iKoula) pour se tenir au courant des nouveautés.

Stockage : les NAS Synology, un bon compromis

J’ai utilisé pendant deux ans un DLink DNS-323 comme système de stockage principal, puis j’ai voulu passer à quelque chose de plus « consistant ». :)

Après quelques recherches, je me suis tourné vers la marque Synology qui me semblait la plus prometteuse, offrant le meilleur ratio qualité/prix, et avec le plus de fonctionnalités. Et comme je voulais un NAS avec 4 disques, je me suis tourné vers le modèle DS410j (depuis, la version DS411 est sortie).

Synology DS410j

NAS Synology DS410j

Avec un très bon rapport qualité prix, le DS410j propose une liste impressionnante de fonctionnalités :

  • Download Station (torrent, FTP, HTTP, etc.),
  • Serveur DLNA,
  • Serveur iTunes,
  • Audio/Photo Station,
  • Serveur Web interne,
  • Serveur de surveillance,
  • Serveur de sauvegarde (y compris TimeMachine),
  • etc.

Ces fonctionnalités sont pour la plupart toujours d’actualité : en effet, 95% des fonctionnalités des systèmes de stockage Synology sont communes à tous les modèles et incorporées dans le DSM (DiskStation Manager, l’interface d’administration).

Les modèles un peu plus haut de gamme (prévus pour les petites entreprises) ont quelques petits plus (en dehors de leur plus grande capacité), mais rien d’exceptionnel (Wake On Lan, possibilité d’extensions, etc.).

Synology DS410j

NAS Synology DS410j

A l’intérieur, rien d’exotique : il s’agit d’un système d’exploitation basé sur Linux, offrant un accès SSH pour les plus bricoleurs.

NAS Synology DS410j

NAS Synology DS410j

Très bon point pour Synology : les NAS arrivent avec une interface d’administration très bien faite (du moins depuis la versions 3.2). Nommée DSM (pour DiskStation Manager), celle-ci est disponible via une interface web.

Synology DSM : connexion

Synology DSM : connexion

L’ergonomie de cette interface d’administration est pensée pour ressembler à un mini système d’exploitation (voir capture ci-dessous).

Synology DSM : interface d'administration

Synology DSM : interface d'administration

Vous pouvez tester le DSM (l’interface d’administration des baies Synology) sur cette démo en ligne.

Avantages :

  • silencieux : pour avoir connu d’autres NAS avant celui-ci, je trouve celui-ci particulièrement silencieux,
  • ne chauffe pas beaucoup,
  • constamment mis à jour au niveau des fonctionnalités,
  • simple d’utilisation et malgré tout complet.

Au niveau des reproches, je dirais simplement (et comme toujours) qu’un boitier d’alimentation externe, c’est pas terrible (surtout que celui-ci est immense).

Pour choisir le modèle vous convenant le mieux, vous pouvez :

Enfin, mon dernier conseil : pour choisir les disques durs, veuillez vous référer à la liste de compatibilité. En effet, certains disques sont à déconseiller totalement pour une utilisation dans un NAS (par exemple, les Caviar Green de Western Digital).

Pourquoi les supports de stockage ne font (presque) jamais la taille annoncée ?

Comme tout le monde, vous vous êtes certainement posé la question de savoir pourquoi un élément de stockage (disque dur, clé USB, carte mémoire, etc.) ne fait jamais la taille annoncée ?

Vous achetez une clé USB de 4 Go, mais elle ne fait que 3,72 Go une fois connectée (et formattée) à votre PC…où est ce trou noir qui engloutit l’espace de stockage ? :)

Baie de disques IBM : DS3400

Illustration avec l’exemple ci-dessous : un vieux disque externe, vendu comme disque de 160 Go, n’annonce que 149 Go une fois formatté (sur Windows 7)…mais où ont disparu les 11 Go manquants ?

Différence entre le nombre de bits et le nombre de gigaoctets disponibles sur un disque durCette différence vient de la différence qui existe entre les préfixes binaires et les préfixes décimaux : mais bordel, kézako ?

Les capacités de mémoires d’ordinateurs sont calculées au moyen de puissances de 2 (du binaire). Par exemple : 1024 = 210. Cependant, les professionnels du secteur informatique (ces boulets dont je fais parti) ont jugé plus simple d’utiliser les préfixes SI en changeant légèrement leurs valeurs (par exemple, kilo = 1024 au lieu de 1000) : l’habitude est ensuite restée.

C’est la raison pour laquelle le besoin s’est fait sentir de créer les préfixes binaires. Bien qu’ils existent depuis 1998, les deux systèmes cohabitent actuellement, ce qui permet d’entretenir la confusion pour le grand public.
D’autant que les fabricants de stockage ont bien compris l’intérêt d’utiliser les préfixes SI (décimaux) : ils suivent ainsi la norme de 1998, mais leurs acheteurs qui ne la suivent pas croient acheter des disques de plus grandes capacités que ce qui est indiqué.

Dans le système numérique « normal », on utilise les préfixes (kilo, mega, giga, etc.) pour faciliter l’utilisation des multiples de 10 : ainsi, 100 000 000 (cent millions) peut être transposé à 100 mega.

Les préfixes binaires sont obtenus en prenant la première syllabe de chaque préfixe, et en suffixant « bi » (pour binaire). Cela donne :

  • kibi : symbole Ki (ordre de grandeur 103, valeur exacte 210) appelé par abus « kilo (k) »,
  • mébi : symbole Mi (ordre de grandeur 106, valeur exacte 220) appelé par abus « méga (M) »,
  • gibi : symbole Gi (ordre de grandeur 109, valeur exacte 230) appelé par abus « giga (G) »,
  • tébi : symbole Ti (ordre de grandeur 1012, valeur exacte 240) appelé par abus « téra (T) »,
  • etc.

Donc, on ne dit pas gigaoctet, mais gibioctet. :)

Voici un tableau récapitulatif des différences : en rouge, vous retrouvez le pourcentage de différence entre la représentation métrique et la représentation binaire. Pour 1 To, cette différence atteint 9%, soit tout de même 90 Go.

Tableaux des préfixes binaires et décimaux

Tableaux des préfixes binaires et décimaux

Démonstration : un fabricant va utiliser le système (préfixes décimaux) qui l’avantage le mieux, puisque le nombre obtenu sera le plus grand.

Cela représentera pour un disque de 160 Go :

  • en préfixes décimaux (utilisé par les fabricants) : 160 x 109,
  • en préfixes binaires : 149 x 230,

soit, une différence de 11 Go.

Attention : ceci n’est pas commun à tous les systèmes d’exploitation. Par exemple, Ubuntu utilise le système « officiel » (binaire, en puissance de 2), alors que Windows utilise (encore) le système décimal. Tout dépend donc de l’application et/ou du système d’exploitation.

Et pour le fun, quelques faits à propos du stockage :

  • A terabyte is equal to the number of human heartbeats on the Earth every 2.4 minutes. In seconds, a terabyte is equal to 32,000 years. A terabyte of paper stacked would be 66,000 miles high. If a terabyte of pencils were placed side by side, they would stretch 4.5 million miles. One terabyte is equal to 16 days of continuously running DVD movies or 8,000 times more data than the human brain retains in a lifetime.
  • To store a gigabyte’s worth of data just 20 years ago required a refrigerator-sized machine weighing 500 pounds. Today, that same gigabyte’s worth of data resides comfortably on a disk smaller than a coin.
  • IBM is helping the European Organization for Nuclear Research to create a data file system to handle up to a petabyte (a million gigabytes) of data, which is the equivalent to the information stored in 20 million four-drawer filing cabinets or 500 million floppy disks or 1.5 million CD-ROMs.

Sources :

En vrac #60

Revue de presse hebdomadaire par Romain DECKERAu départ prévue pour stocker des liens que je jugeais intéressants, la revue de presse hebdomadaire me permet de partager mes découvertes avec vous. Pour cette 60ème édition : résolution d’écran, des belles photos, le résultat de l’enquête sur les blogueurs francophones, et une comparaison entre le cerveau humain et la puissance informatique totale dans le monde.