Orange et Free sont sur un bateau

Étant frontalier depuis quelques années, j’avais opté pour un forfait Origami First 3H d’Orange, qui permet de décompter les communications internationales directement du forfait (uniquement les communications voix) : cependant, ce forfait coûte quand même 58€/mois (environ). Cependant, il m’évite d’avoir 30€ mensuels hors forfait sur ma facture.

J’avais donc misé de grand espoir dans l’offre de Free Mobile : celle-ci est disponible depuis quelques semaines maintenant. Pour 19,99€/mois, on peut avoir un forfait illimité sans téléphone.

N’étant plus engagé depuis longtemps, je me doutais bien qu’Orange allait m’appeler pour essayer de me faire faire souscrire à une option ou modifier mon abonnement : c’est arrivé la semaine dernière. Une fille au physique de radio avec une belle voix m’a demandé si j’étais satisfait de mon abonnement. Je lui ai répondu :

  • que je payais bien trop cher,
  • et que j’utilisais seulement la moitié de mon temps de communication.

Elle m’a proposé en exclusivité (et parce que je suis un « client fidèle ») une option qui me permettrait d’avoir un temps de communication illimité en journée pour seulement 10€ de plus par mois, qui me réengage pour 12 mois…WTF ?

Après avoir gentiment refusé, j’ai eu le SMS suivant quelques minutes plus tard : je vous laisse trouver le petit truc qui m’a bien fait sourire… :)

Sondage payant par Orange

Sondage payant par Orange

Je pense qu’ils ont pas tout compris encore chez Orange…bordel, je devrais payer moi 13 centimes pour pouvoir répondre à un questionnaire ?

Pour en revenir au forfait illimité de Free, je ne sais pas si c’est vraiment intéressant, pour nous qui passons la frontière tous les jours…pourtant, en 2010, on estimait à le nombre de français frontaliers à 330 000 (travaillant en Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse, etc.), donc je ne suis pas le seul dans ce cas (source). :)

Chez Free, les appels émis et reçus depuis le Luxembourg (par exemple), me coûtent respectivement :

  • 0,42€ / minute indivisible pour un appel émis vers la France,
  • 0,13€ / minute indivisible pour un appel reçu.

Donc ce forfait est prévu pour des utilisateurs qui ne voyagent pas, pour des résidents franco-français…bref, je pense qu’il y a encore des efforts à faire de ce coté là !

Enfin, Orange n’est pas en reste : en effet, Orange existe également au Luxembourg, mais il n’y a aucun accord d’itinérance entre Orange France et Orange Luxembourg (bien que ce soit la même société) : je paie donc ma minute au prix fort, même si je suis sur le réseau Orange Luxembourg.

Où héberger son infrastructure IT au Luxembourg ?

Le cabinet d’audit PWC a publié en 2010 une étude relativement exhaustive sur les data centers existants au Luxembourg. Plus de la moitié d’entre eux sont qualifiés Tier IV, (presque) tous les autres étant qualifiés Tier III : une société (eBRC) possède même deux datacenters Tier IV.

Patch switch Cisco 3750

D’ici à 2013, le Luxembourg totalisera un peu plus de 45 000 m² de datacenters (dont 70% de niveau Tier IV), répartis entre 15 sociétés, ce qui le classe au rang de 2ème pays européen le plus développé dans ce secteur.

Retrouvez l’étude ainsi que la liste complète des datacenters et de leurs caractéristiques dans le document de PWC que vous pouvez télécharger ci-dessous.

Liste des data centers au Luxembourg [PWC]

Pour être intervenu/avoir visité presque la moitié d’entre eux, je suis toujours étonné par le niveau de sécurité de ceux qui sont Tier IV… :)

Source : Data Centres Luxembourg.

Accédez à l’interface de votre stockage Synology avec votre mobile

Synology est un constructeur, spécialisé dans les NAS (Network Attached Storage), systèmes de stockage en réseau pour particuliers et petites entreprises. J’avais fait un article au sujet de mon Synology DS410j.

Un des gros avantages de ces NAS est qu’ils arrivent avec une interface d’administration très bien faite, nommée DSM (pour DiskStation Manager) : celle-ci est disponible via une interface web.

Lorsque l’on accède à cette interface web via un mobile (iPhone, iPad, Android), une interface simplifiée est utilisée : il s’agit de DSM mobile.

Synology DSM Mobile : accueil

Synology DSM Mobile : accueil

Ci-dessus, le menu d’accueil qui permet de naviguer dans les différentes options. Ci-dessous, la partie Services qui permet de démarrer ou d’arrêter les services réseaux (CIFS, NFS, serveur iTunes, etc.).

Synology DSM Mobile : services

Synology DSM Mobile : services

Dans le menu System Info, on retrouve divers informations, dont l’état actuel du stockage.

Synology DSM Mobile : statut du stockage

Synology DSM Mobile : statut du stockage

Enfin, bien pratique, le Resource Monitor qui vous permet de surveiller l’utilisation du CPU et de la mémoire.

Synology DSM Mobile : utilisation et statistiques

Synology DSM Mobile : utilisation et statistiques

Cette interface a un look plutôt sympa et a le mérite d’exister : cependant, les possibilités sont relativement restreintes au niveau de la configuration.

25 Go de stockage gratuit en ligne avec HubiC d’OVH

OVH ajoute encore une corde à son arc avec une solution de stockage en ligne estampillée « cloud » : il s’agit de hubiC dont tout le monde parle depuis une semaine. Celle-ci vous met à disposition d’un espace sécurisé en ligne qui vous permet de stocker et de sauvegarder vos fichiers.

hubiC signifie « your Hub in the Cloud » : OVH se démarque de ses concurrents en proposant une version gratuite de son service, permettant de sauvegarder 25 Go (on est loin des 2 Go gratuits de Dropbox).

Sauvegarde hubiC par OVH

Sauvegarde hubiC par OVH

En ce qui concerne les offres, hubiC est décliné en 3 versions :

  • une version gratuite, limitée à 25 Go,
  • une version à 11,95 € / année, pour un espace de 100 Go (sera disponible courant janvier 2012),
  • une version à 83,71 € / année, pour un stockage illimité (sera disponible courant janvier 2012).

Pour le moment, hubiC est accessible depuis Windows, mais également depuis les iPhone ainsi que depuis les plates-formes Android : sont prévues à moyen terme des clients pour y accéder depuis Mac OS X et depuis Linux. On regrettera cependant le manque d’une interface web en ligne (pour pouvoir récupérer un fichier).

Note : les personnes ayant déjà un compte CloudNas ont une interface web déjà disponible pour accéder à leur données sur hubiC.

Le client Windows est relativement basique (pour le moment ?). Vous pouvez uniquement vous connecter et consulter votre consommation et l’état du service (voir capture ci-dessous).

Fenêtre principale d'hubiC, la sauvegarde par OVH

Fenêtre principale

Une fois connecté, un lecteur réseau est créé, vous permettant d’accéder à vos données : l’accès se fait via le protocole Webdav sur HTTPS.

Sauvegarder en ligne avec hubiC d'OVH

Sauvegarder en ligne avec hubiC d'OVH

Contrairement à Dropbox, vous voyez ce que vous avez réellement en ligne : avec ma ligne ADSL (4 Mb/s) c’est assez « lent », même pour une simple navigation dans les répertoires . J’aurais préféré une meilleure intégration à l’explorateur (en travaillant sur des fichiers locaux), avec une réplication vers le cloud se faisant au fur et à mesure.

Sur le site d’hubiC, on apprend que les données de nos comptes sont synchronisées sur 3 systèmes différents de façon synchrone, et que les données sont sauvegardées dans un autre datacenter. Enfin chaque compte utilise son propre certificat SSL pour l’accès aux données, et les techniciens d’OVH n’ont pas accès à vos données.

De même que pour iKeepinCloud, le service de stockage en ligne d’iKoula, hubiC a comme gros avantage de stocker vos données en France, argument important pour les entreprises.

Le service est jeune, gageons qu’OVH saura prendre des initiatives intéressantes et innovantes sur ce projet que je surveillerai avec attention (je cherche toujours une alternative à Dropbox).

Concernant la roadmap, OVH a déjà communiqué en indiquant ces évolutions qui sortiront prochainement :

  • partage,
  • comptes multi-utilisateurs,
  • synchronisation programmée,
  • interface web.

GMT vs UTC : pourquoi avoir deux systèmes de temps différents ?

On retrouve un peu partout des références à deux systèmes de notation de l’heure, GMT et UTC, que ce soit dans la vie courant, et plus régulièrement encore dans l’informatique : GMT+1 par là, « le système utilise UTC » par là.

GMT est le référentiel historique : il a été utilisé au XXième siècle, mais officiellement, il n’existe plus : il a été remplacé en 1972 par UTC. Cependant, on l’utilise encore souvent par abus de langage comme synonyme du fuseau horaire UTC+0. Même si ces deux mesures de temps sont proches, elles ne coincident pas totalement :

  • GMT est basé sur la rotation terrestre,
  • UTC est basé sur le temps atomique international.

GMT : Greenwich Mean Time

GMT est l’acronyme de Greenwich Mean Time, i.e. le Temps Moyen de Greenwich ou Heure Moyenne de Greenwich : il s’agit de l’heure solaire moyenne au méridien de Greenwich (référence internationale de longitude, en Angleterre).

Historiquement, c’est le premier référentiel utilisé : il est défini par le calcul de l’heure solaire sur le méridien qui traverse l’observatoire royal de Greenwich en Angleterre.

Cependant l’heure solaire étant dépendante de la rotation terrestre, l’heure définie par GMT était variable

UTC : Coordinated Universal Time

UTC signifie Coordinated Universal Time (voir en bas de page pour l’acronyme ne correspond pas). C’est une échelle de temps qui est comprise entre :

  • le Temps Atomique International (TAI): ce temps est totalement déconnecté de la rotation de la Terre et absolument invariable. Il est maintenu par un ensemble d’horloges atomiques (au Césium) réparties dans le Monde.
  • le Temps Universel (UT) : celui-ci est lié à la rotation de la Terre, donc est légèrement variable (à cause de la vitesse variable de la Terre et de courbe elliptique).

Du fait de l’existence de cette différence entre ces deux temps, le Temps Atomique International est régulièrement modifié en conséquence : il est incrémenté ou décrémenté d’une seconde atomique entière pour que la différence soit inférieure à 0,9 secondes. Ces secondes sont nommées secondes intercalaires ou secondes additionnelles.

Voici une carte d’UTC en Europe : on y voit la France (en bleu) qui est en UTC+1.

UTC : Temps Universel Coordonné en Europe

UTC : Temps Universel Coordonné en Europe

Notes :

  • le temps solaire, utilisé pour GMT, est une mesure de temps basé sur la définition du midi solaire, c.a.d. l’instant où le soleil atteint son point le plus élevé dans le soleil à un endroit donné de la Terre.
  • le référentiel UTC, Coordinated Universal Time a été abrégé en UTC au lieu de CUT (correspondant à l’acronyme en anglais) ou de TUC (correspondant à l’acronyme en français) : il s’agit d’un effort compromis entre les diverses parties pour cette notation.

Stockage : les NAS Synology, un bon compromis

J’ai utilisé pendant deux ans un DLink DNS-323 comme système de stockage principal, puis j’ai voulu passer à quelque chose de plus « consistant ». :)

Après quelques recherches, je me suis tourné vers la marque Synology qui me semblait la plus prometteuse, offrant le meilleur ratio qualité/prix, et avec le plus de fonctionnalités. Et comme je voulais un NAS avec 4 disques, je me suis tourné vers le modèle DS410j (depuis, la version DS411 est sortie).

Synology DS410j

NAS Synology DS410j

Avec un très bon rapport qualité prix, le DS410j propose une liste impressionnante de fonctionnalités :

  • Download Station (torrent, FTP, HTTP, etc.),
  • Serveur DLNA,
  • Serveur iTunes,
  • Audio/Photo Station,
  • Serveur Web interne,
  • Serveur de surveillance,
  • Serveur de sauvegarde (y compris TimeMachine),
  • etc.

Ces fonctionnalités sont pour la plupart toujours d’actualité : en effet, 95% des fonctionnalités des systèmes de stockage Synology sont communes à tous les modèles et incorporées dans le DSM (DiskStation Manager, l’interface d’administration).

Les modèles un peu plus haut de gamme (prévus pour les petites entreprises) ont quelques petits plus (en dehors de leur plus grande capacité), mais rien d’exceptionnel (Wake On Lan, possibilité d’extensions, etc.).

Synology DS410j

NAS Synology DS410j

A l’intérieur, rien d’exotique : il s’agit d’un système d’exploitation basé sur Linux, offrant un accès SSH pour les plus bricoleurs.

NAS Synology DS410j

NAS Synology DS410j

Très bon point pour Synology : les NAS arrivent avec une interface d’administration très bien faite (du moins depuis la versions 3.2). Nommée DSM (pour DiskStation Manager), celle-ci est disponible via une interface web.

Synology DSM : connexion

Synology DSM : connexion

L’ergonomie de cette interface d’administration est pensée pour ressembler à un mini système d’exploitation (voir capture ci-dessous).

Synology DSM : interface d'administration

Synology DSM : interface d'administration

Vous pouvez tester le DSM (l’interface d’administration des baies Synology) sur cette démo en ligne.

Avantages :

  • silencieux : pour avoir connu d’autres NAS avant celui-ci, je trouve celui-ci particulièrement silencieux,
  • ne chauffe pas beaucoup,
  • constamment mis à jour au niveau des fonctionnalités,
  • simple d’utilisation et malgré tout complet.

Au niveau des reproches, je dirais simplement (et comme toujours) qu’un boitier d’alimentation externe, c’est pas terrible (surtout que celui-ci est immense).

Pour choisir le modèle vous convenant le mieux, vous pouvez :

Enfin, mon dernier conseil : pour choisir les disques durs, veuillez vous référer à la liste de compatibilité. En effet, certains disques sont à déconseiller totalement pour une utilisation dans un NAS (par exemple, les Caviar Green de Western Digital).